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Centre intégré universitaire de santé
et de services sociaux de l'Est-de-l'Île-de-Montréal

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Recherche

Chaire de recherche du Canada sur les origines développementales de la vulnérabilité et de la résilience

Objet de la recherche

Étudier les mécanismes biologiques, cognitifs et émotionnels qui interviennent chez les gens qui doivent faire face à l’adversité et à la victimisation.

Importance de la recherche

Étudier les facteurs biologiques et physiques qui sous-tendent la vulnérabilité et la résilience afin de mettre au point des outils numériques novateurs visant à promouvoir le bien-être.

Principal projet

La voie de la résilience dans l’adversité

Malgré tous nos efforts, un enfant sur trois est victime de violence, alors qu’un enfant sur cinq est victime d’intimidation ou vit dans la pauvreté. Ces statistiques sont effarantes étant donné que les enfants qui sont confrontés à l’adversité et à la victimisation sont plus à risque de souffrir de dépression et d’anxiété, de manifester des comportements antisociaux et même de se suicider.

Bien que cette corrélation soit bien connue, il s’avère difficile de traduire ce constat en actes qui pourraient efficacement prévenir ces issues négatives. Or, Mme Isabelle Ouellet-Morin, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les origines développementales de la vulnérabilité et de la résilience souhaite changer cette situation. Elle étudie notamment les facteurs biologiques, cognitifs et émotionnels qui contribuent à faire augmenter les risques de souffrir de problèmes de comportement et de santé mentale. Avec son équipe de recherche, elle tente de découvrir pourquoi certains jeunes font preuve de résilience en dépit des épreuves auxquelles ils sont confrontés.

Elle étudie notamment des cohortes de familles au moyen de suivis effectués de façon prospective, de l’enfance jusqu’au début de l’âge adulte, ainsi que des participants qui ont des antécédents de mauvais traitements. Elle examine si le moment où les difficultés sont vécues et leur nature chronique sont associés aux schémas de sécrétion chronique de cortisol (lié au stress) ainsi qu’aux profils épigénétiques durant l’adolescence (l’épigénétique concerne les changements chimiques et autres changements qui régulent le fonctionnement des gènes). Mme Ouellet-Morin et son équipe souhaitent également déterminer si ces signatures physiologiques hypothétiques de l’adversité peuvent expliquer en partie pourquoi certains adolescents éprouvent des difficultés plus tard dans la vie et, à l’inverse, pourquoi d’autres font preuve d’une plus grande résilience.

En somme, les travaux de recherche de Mme Ouellet-Morin ouvriront la voie aux meilleures stratégies permettant de favoriser la résilience chez les enfants qui ont connu des difficultés. Ils permettront également de mettre au point des outils numériques novateurs visant à réduire la victimisation et à aider les enfants à développer leur plein potentiel.